Une résidence entre photographie, récits intimes, végétaux et création sonore, pour interroger notre rapport au corps, au tabac et à la transformation.

Depuis plusieurs années, Quentin Yvelin développe une recherche artistique au long cours autour du corps et de ce qu’il raconte. Corps malade, empêché, fragilisé ou silencieux : l’artiste s’intéresse autant à ce qui se donne à voir qu’à ce qui se dissimule, aux traces physiques et psychiques que laissent les expériences de vie.
À travers la photographie, le son, le récit, le geste et la collecte de matières, il construit une œuvre nourrie de rencontres et de croisements avec d’autres disciplines : danse, psychologie, arts populaires, médecines anciennes ou encore savoirs et rituels liés aux plantes.
Sa résidence à l’ancienne manufacture des tabacs s’inscrit dans cette recherche et poursuit une réflexion engagée autour du souffle, de la respiration et des états de transformation.

Vanessa Dziuba, Printé

 © Quentin Yvelin

La manufacture, un lieu chargé d’histoires

Pour cette nouvelle étape de son travail, Quentin Yvelin s’intéresse au tabac et à la fumée, à leurs usages, leurs symboliques et aux récits qu’ils peuvent faire émerger.
L’ancienne manufacture des tabacs constitue un terrain de recherche particulièrement riche. Le lieu porte en lui une histoire économique et industrielle, mais aussi toute une mémoire liée à la production, à la consommation et aux représentations du tabac.
L’artiste choisit d’explorer cette histoire à partir de celles et ceux qui entretiennent aujourd’hui un rapport personnel au tabac et à la fumée. Il rencontre ainsi plusieurs personnes aux parcours singuliers, dont les témoignages deviennent la matière première d’un récit collectif.
À travers leurs expériences, il questionne l’ambivalence du geste de fumer : rechercher l’apaisement tout en mettant son corps à l’épreuve, vouloir disparaître ou s’échapper, mais aussi créer du lien, partager un rituel et trouver une forme d’appartenance.

 

Photographies de répétition en vue du mise en mouvement du corps autour de la dialectique apparition/ disparition de l’usager du tabac.
Share This